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  AFX - BIOGRAPHIE

 

A l'écoute de la musique d'Aphex Twin, on imagine un duo de frères déments. Une démence due à la dégradation génétique engendrée par une trop grande succession de mariages consanguins qui les aurait poussés à la création d'une nouvelle musique inquiétante, bicéphale, mutante. Pourtant derrière ce nom étrange se cache une seule et même personne : Richard D. James.

Richard D. James est née dans un ghetto pauvre de Cornouailles, au sud ouest de l'Angleterre. Il grandit avec un intérêt particulier pour le matériel électronique. "J'étais toujours en train de cogner sur quelque chose", dit-il souvent. Il finit par prendre des cours d'électronique au Kingston Polytechnic de Londres mais il abandonne au bout d'un an. A l'époque, il a déjà une masse importante de matériel bidouillé sur mesure et un stock de mélodies déjantées sur cassettes. Fin 1991, les deux premiers maxis Analogue Bubblebath 1 et 2 estampillés AFX sortent chez Mighty Force, un label local d'Exeter.

Complètement opposé à l'industrie du disque et à son système de choix de mise sur le marché, Richard jongle depuis dix ans avec les noms et les contrats. En 1992, les sorties se succèdent sous différentes appellations : Power-Pill, Q-Chastic, The Aphex Twin (pour les deux maxis Digeridoo et Xylem Tube qui sont édités par les belges de R&S), AFX et Caustic Window. L'album Selected Ambient Works 85-92, enfin signé Aphex Twin, marque un tournant dans la carrière de Richard D. James. Salué par la critique, le disque va sortir Richard des sphères de la techno brute pour le tirer vers le sublime. Il signe alors avec Warp Records et se transforme en Polygon Window pour la sortie de Surfing On The Sine Waves en 1993. Il signe chez Sire Records la même année et sort en 1994 Selected Ambient Works Volume II que le New York Times qualifiera de "musique classique pour le prochain millénaire."

En 1995, Richard atteint le statut de numéro un indépendant en Angleterre avec le disque ...I Care Because You Do, sa première sortie Elektra aux États-Unis. Beats déchiquetés couplés à des mélodies vérolées qui s'étendent jusqu'à une orchestration pure. Le summum pour les oreilles difficiles des quelques irréductibles férus d'avant-gardisme étant le morceau ICCT Hedral sur lequel Richard s'associe aux orchestrations du légendaire Philip Glass. Grâce à son propre label Rephlex, Richard soutient les talents de quelques figures majeures de la scène existante (µ-ziq, Squarepusher, Leila, The Gentle People...).

1996, Richard D. James Album. De l'hypnotique To Cure A Weakling Child à un Girl/Boy Song bouffé par les cordes, Richard se fait plus cohérent dans l'équilibre qui tient le disque. "C'est plus une progression", dit Richard à propos de l'album. "Je deviens plus habile avec les machines." Il admet avoir exercé un plus grand contrôle sur la qualité : "J'ai trié parmi 200 morceaux pour trouver les bons pour cet album."

Richard se fait plus rare. Fin 1997, il délivre le maxi Come To Daddy où il continue d'explorer une intériorité hantée par quelques névroses tout en gardant un coté franchement ludique dans son rapport à la composition. A travers le clip de Come To Daddy (réalisé par Chris Cunningham), la vie va être donnée à l'homme au rictus figé. La légende devient visuelle et n'en est que plus traumatisante. Après ? Mars 1999, un autre maxi, Windowlicker, accompagné d'une nouvelle vidéo de Cunningham. Au programme, trois morceaux : un tube décalé, une équation malsaine et une mélodie transcendante de simplicité et de beauté. Puis : quelques shows, la composition d'une musique d'accompagnement pour une exposition de Cunningham et... l’annonce en 2000 de son retrait "définitif" de la scène musicale.

C’est une histoire de MP3 qui fera ressortir Richard de sa tanière. Il oublie dans un avion un baladeur MP3 contenant plusieurs centaines de morceaux inédits. Apeuré à l’idée de voir ces titres circuler sur le net et de perdre son gagne pain, il décide de sortir un nouveau disque. Durant l’été 2001, le maxi 2 remixes by AFX (édité chez MEN : le nouveau label de Richard et Tom "Squarepusher" Jenkinson) rentre directement les charts anglais avec des remixes acid de titres de 808 State et DJ Pierre vieux de 10 ans.

Après un prélude (le CD promo Come And Get Some…), Drukqs envahit enfin les bacs à la fin du mois d’octobre 2001. Les 30 morceaux, pour la plupart identifiés par des titres en gallois, balancent entre piano trafiqué et rouleau compresseur rythmique mais laissent l’impression d’un manque d’innovation. Alors que certains disques d’Aphex Twin ont en leur temps révolutionné la musique électronique, Drukqs n’est pas la bombe attendue, Drukqs est "juste" un bon album. Remplissage de luxe pour satisfaire à une fin de contrat chez Warp et ensuite profiter de sa liberté ?

à suivre…

  

 

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